L'usage des jours (livres, poésie, voyages, journal, impressions...)
Par dpobel.over-blog.com
"Moi, la situation, je la sens bien..." On imagine la tête des députés UMP devant lesquels Nicolas Sarkozy s'est livré, ce mercredi, à ce petit numéro d'autosatisfaction dont il raffole et dont, probablement, il use désormais comme d'un exorcisme, façon - toute proportion gardée - La vie est belle de Roberto Benigni. Sans doute les invités du déjeuner élyséen ont-ils piqué du nez dans leurs assiettes républicaines. Car eux, c'est un euphémisme, ils sont nombreux à ne pas sentir grand-chose quand ils se tournent vers l'horizon 2012. Séquence perdition, comme dirait l'autre.
L'autre? Mais Nicolas Hulot, pardi! Et ce n'est pas sa candidature, annoncée un peu plus tôt dans la matinée, qui devrait vraiment rassurer le chef de l'Etat. Le merveilleux fou volant dans sa drôle de machine électorale a au moins été clair sur un point. Il navigue désormais "à l'opposé des choix, des méthodes et de la vision de la majorité actuelle". Séquence démolition. A ce train-là, si on peut dire, l'ex-animateur de télé, qui adore également descendre le Zambèze à la pagaie, aura probablement vite fait de la semer aussi dans la campagne qui commence, la pagaille.
Heureusement qu'il nous reste Frédéric Lefèbvre et Nadine Morano pour détendre un chouïa l'atmosphère. La semaine dernière, l'imparable secrétaire d'Etat assimilait Voltaire à une marque de prêt-à-porter et mardi c'est la ministre de l'Apprentissage et de la formation professionnelle qui a confondu Carlos Ghosn avec le chanteur Renaud. Pourvu qu'on ne lui demande pas son avis sur Nicolas Hulot. Partie comme elle est, elle pourrait bien répondre qu'elle n'a pas vu tous les films de Tati. Séquence dérision. D.P.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog